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Regard pratique sur l’influence, la vigilance et la liberté au quotidien

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  La plupart de ce qui nous trouble ne vient pas du monde lui-même. Cela vient de la facilité avec laquelle nous nous laissons influencer sans nous en rendre compte. Nous vivons immergés dans des suggestions : les informations, la publicité, la pression sociale, les remarques familiales, les attentes amoureuses, les récits politiques, les promesses spirituelles. Tout fonctionne selon le même mécanisme : image, émotion et autorité produisent de la suggestion. Allumez les informations et regardez un reportage sur une catastrophe, observez ce qui se passe en vous. La joie apparaît-elle, le calme, la clarté ? Maintenant, imaginez que vous n’allumiez pas la télévision, que vous sortiez marcher, que le soleil attire votre attention, que vous respiriez. L’état intérieur est différent alors que le monde est le même. La différence n’est pas l’événement, elle tient à l’endroit où se pose l’attention. L’hypnose ordinaire La plupart d’entre nous vivent dans une hypnose légère mais constante...

Quand le disciple est prêt...

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Quand le disciple est prêt...contrairement à ce qu'on prétend : le maître disparait... Pour quelle raison? On croit souvent, dans les milieux spirituels, qu’il faudrait forcément rencontrer un maître pour être libre. Comme si la liberté était quelque chose à recevoir de l’extérieur, ou à apprendre de quelqu’un de plus grand que soi. Cette croyance repose sur une idée simple : tant que je me vis comme petit, incomplet, séparé, je cherche naturellement quelque chose de plus vaste pour m’y appuyer. Alors oui, tant que cette perception demeure, un guide apparaît. Non pas comme une personne à suivre, mais comme un miroir. Le problème commence lorsque le regard se fige sur la forme, lorsque le maître est vu comme un individu distinct, alors que ce qui agit à travers lui n’est jamais autre chose que ce qui, en silence, se tient déjà au cœur de celui qui cherche. Car ce que l’on nomme « sage » ou « maître » n’est jamais séparé de celui qui écoute. Il est l’évidence de ce qui regar...

Prédictions 2026 (mise à jour)/2026年の予言(最新版)/2026 Predictions (Updated Edition)

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  3 versions following : Français/Japanese/English Stay Happy don't Worry... Français En 2026, selon les analystes politiques, tout va s’effondrer… ou se redresser… ou se recomposer… ou rester instable mais plein d’opportunités. Selon les économistes, le marché va chuter, sauf s’il monte, à moins qu’il ne fasse une pause stratégique avant de faire l’inverse. Selon les experts géopolitiques, la situation est critique, mais sous contrôle, sauf là où elle ne l’est plus, et surtout si l’on regarde la carte autrement. Selon les futurologues, l’IA va tous nous remplacer, sauf ceux qui sauront collaborer avec elle, sauf ceux qui résisteront, sauf ceux qui auront compris avant les autres ce qui se passera après. Selon les astrologues, Mars entre en tension avec Pluton, ce qui explique parfaitement pourquoi tu es fatigué, pourquoi le monde va mal et pourquoi tout ira mieux après le 14. Selon les channelers, un portail s’ouvre. (Il s’ouvre tous les ans, mais celui-là est plus ouvert.) Selon ...

La médicalisation du corps

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  Nous nous sommes tellement habitués à traiter le corps comme une machine défectueuse que nous avons oublié l’essentiel : nous ne parlons plus sa langue .  Dès qu’une douleur apparaît, physique, émotionnelle, existentielle le réflexe est presque automatique : diagnostic, traitement, guérison, retour à la normale. Et la quasi-totalité des réponses que nous avons apprises viennent de l’extérieur : des médicaments pour forcer le corps à rentrer dans l’ordre, des interventions chirurgicales pour enlever ou corriger ce qui ne fonctionne pas, ou même dans des versions plus douces, des « thérapies d’équilibrage » chargées d’apaiser ce que le système ne comprend pas. Les méthodes diffèrent. Mais le schéma est toujours le même. L’approche est extérieure. On agit sur le corps. Rarement avec lui. Presque jamais depuis lui. La règle oubliée : on ne dialogue pas dans deux langues différentes Si un symptôme est une manière pour le corps de parler, alors une seule co...

Le seul endroit où la vérité ne peut pas mentir

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  Toutes les pensées que tu as cru vraies, toutes les histoires que tu as construites, toutes les illusions que tu as tolérées sont nées dans cette brume entre les deux oreilles que tu appelles mon cerveau ou de façon plus abstraite : mon esprit ou ma pensée. Le corps, lui, reste disciple du Réel. Il parle en sensations, non en opinions. En frémissements, non en théories. En chaleur, pression, crispation, faim, relâchement — le langage pur du vivant. Le corps ne sait pas faire semblant. Il ne te flatte pas. Il ne cherche pas à te saboter. Il ne négocie jamais avec ton passé. Il dit seulement ce qui est vrai maintenant . L’esprit invente, le corps révèle « Le corps est le monastère du réel. Les pensées ne sont que des touristes. » Ta mémoire invente des récits, tes interprétations aussi, tes croyances essaient de valider tes mensonges, parfois magnifiquement, souvent tragiquement. Mais ton corps…Ton corps, lui, plie le genou uniquement devant la réalité. Si tu veux arrêter ...

Ce n’est pas la vie qui est dure

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Ce sont les histoires qu’on se raconte qui nous cassent le moral... Si vous examinez de près les problèmes rencontrés dans votre vie, vous ferez une découverte étonnante — et profondément libératrice. Ce qui vous fait souffrir, ce ne sont jamais les faits eux-mêmes . Ce n’est pas le découvert bancaire. Ce n’est pas le texto non répondu. Ce n’est pas le mal de dos. C’est tout ce que vous y ajoutez . Ce sont les histoires. Les récits. Les “et si ?”. Les “ça recommence”. Les “je ne m’en sortirai jamais”. Autrement dit : le roman intérieur que vous écrivez à partir d’un fait brut . ⸻ L’effet loupe Un événement surgit : un refus, un imprévu, une douleur. Et là, on zoome. Plus rien n’existe autour. Le ciel ? Le corps ? Le goût du thé ? Effacés . Vous êtes captif du scénario : “je suis en danger”, “je suis seul(e)”, “je suis en échec”. Mais regardez bien : ce n’est pas le fait qui vous emprisonne. C’est l’interprétation , l’attente, la comparaison avec “l’autre version” , celle qu’on aurait v...