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La médicalisation du corps

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  Nous nous sommes tellement habitués à traiter le corps comme une machine défectueuse que nous avons oublié l’essentiel : nous ne parlons plus sa langue .  Dès qu’une douleur apparaît, physique, émotionnelle, existentielle le réflexe est presque automatique : diagnostic, traitement, guérison, retour à la normale. Et la quasi-totalité des réponses que nous avons apprises viennent de l’extérieur : des médicaments pour forcer le corps à rentrer dans l’ordre, des interventions chirurgicales pour enlever ou corriger ce qui ne fonctionne pas, ou même dans des versions plus douces, des « thérapies d’équilibrage » chargées d’apaiser ce que le système ne comprend pas. Les méthodes diffèrent. Mais le schéma est toujours le même. L’approche est extérieure. On agit sur le corps. Rarement avec lui. Presque jamais depuis lui. La règle oubliée : on ne dialogue pas dans deux langues différentes Si un symptôme est une manière pour le corps de parler, alors une seule co...

Oublie le corps médical, retrouve le tien

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Ton corps n’est pas un objet. C’est un langage.Un courant sans pause, sans réflexion rétrograde. On t’a appris à le comprendre. À l’analyser. Mais tout ça parlait de dissection de corps inertes. Les planches anatomiques qu’on t’a montrées à l’école ?Une carte. Une machine. Un puzzle logique. Pas toi. Depuis tout petit, tu t’observes de l’extérieur comme un garagiste regarde un moteur. Tu essaies de “fonctionner”. Mais le corps vivant, lui, se vit au-dedans . Ni avec des mots. Ni avec des idées. Il vibre. Il ressent. Il parle sans traduire, directement. Et quand tu ne l’écoutes pas pendant trop longtemps… il finit par se plaindre. Et puis un jour, ça déborde. Alors il crie. À sa manière. C’est souvent ton corps qui te hurle : « Allô ? Je suis là, pas sur ton IRM ! Et si tu arrêtais de me traiter comme un cas, et que tu commençais à dialoguer avec moi — à m’écouter comme un ami, sans finir mes phrases ? » Petit rituel d’intégration Ferme les yeux. Oublie ce que tu...